Marc Marie-Joseph, Dôme sanctuaire

Publié le 5 Janvier 2014

 

 

 

 

marc marie joseph

 

 

 

Marc Marie Joseph, Dôme Santuaire

 

Installation Paniers caraïbes,Bambou, lianes ,naturelles,fil de fer,fruit du roucou, bougies, Hauteur 2,50m Diamètre 4M-

le 19-11-2013, Martinique

 

 

    Si tant est que nous puissions être basculés et déroutés, errants et hors du temps, il n’en demeure pas moins que nous éprouvions la nécessité de marquer nos espaces.

 

    L’œuvre, une fois née de l’esprit, éprouve tout le prodige dont elle est issue. Il s’agit là d’un labeur rémanent de sa charge d’imaginaire, de vécu et de résistance. Comment pareil édifice peut-il endosser le poids des humeurs et pensées volatiles ?

 

    Marc Marie-Joseph au travers du Dôme sanctuaire, assiste le regardeur par une édifiante construction. Celle de l’esprit qui tisse progressivement la représentation de ce qu’il lui reste d’imaginaire, de souffle et d’orgueil. Mais que reste t-il finalement si ce n’est que le déroulement de nos honorables histoires propres ? Autant de questions laissées sans retours et de réponses orphelines. Le panier caraïbe d’origine, agit en objet migrant dont la portée affiche toute la bravoure des pensées qui l’animent. Par le poids de sa légèreté et le plein de ses interstices, nous sommes littéralement abrités de précarité, car de refuge il n’en est point et de sanctuaire il n’en habite point.

 

   Si tant est que tu puisses t’y transporter, ton incertitude n’en sortira que grandie. Le Dôme sanctuaire abrite l’ampleur du recueillement à nos ancêtres les plus imaginaires, à nos étincelles les plus vives, à nos cris les plus rémanents. Cette œuvre pourchassée par l’éphémère du temps, guette le champ de ses possibles ; son cœur incandescent nous relate les bribes d’une histoire qui jamais ne se consume. Ce sanctuaire ne s’arc-boute que sur lui-même et son tropisme à l’égard des braves, jamais ne se lasse de rappeler le merveilleux de son existence.

 

Myrtha Richards, Novembre 2013.

 

 

Myrtha Richards est doctorante à l’Université des Antilles et de la Guyane. Elle travaille sur la question de l’entre-deux dans les pratiques plastiques contemporaines de la Caraïbe. Artiste-plasticienne et diplômée d’école d’art, elle a collaboré à de nombreux projets dont le Madinina International Workshop de Grand-Rivière, 1er atelier international d’artistes à la Martinique et l’exposition itinérante Políticas de la diferencia, fin de siglo pour l’Amérique latine

 

 

Rédigé par Aline Louangvannasy

Publié dans #Actualité culturelle

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