Définir la philosophie avec H. D. Thoreau : la philosophie, un "art de vivre ? "

Publié le 4 Septembre 2018

 - Photographie Hakam Simsek -

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Présentation  introductive

     Quiconque s’engage un jour en philosophie est amené à se poser la question " Pourquoi la philosophie ?". Généralement il s'agit alors de répondre aux  objections venant de ses détracteurs. On lui reproche par  son jargon et son obscurité qui ne la rendent accessible qu’à une petite élite composée d’initiés, son dogmatisme, son manque d’utilité en comparaison avec les sciences et les techniques, son divorce d'avec la réalité.

Le procès fait à la philosophie ne date pas d'aujourd'hui. Rappelons nous comment Aristophane en 423 avant J-C, raillait déjà le philosophe dans sa comédie Les Nuées.

    Il s’agira de répondre à l’ensemble de ces objections. La philosophie est accessible à tous car elle est l'affaire de tous.  Elle n'est pas dogmatique, elle est l’exercice d’une pensée réflexive et critique qui n’est jamais fermée sur elle-même. Elle n'est pas déconnectée du réel, elle s'enracine et s'alimente de notre expérience du réel.  De toutes les activités humaines, elle possède la valeur et l’utilité la plus haute pour l’homme car elle se donne pour finalité la réalisation de "la vie heureuse". 

Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. Le reste, si le monde a trois dimensions, si l'esprit a neuf ou douze catégories, vient ensuite. Ce sont des jeux ; il faut d'abord répondre. Et s'il est vrai comme le veut Nietzsche, qu'un philosophe, pour être estimable, doive prêcher d'exemple, on saisit l'importance de cette réponse puisqu'elle va précéder le geste définitif.

Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe (1942)

Le cours de philosophie est comme  le fil d'Ariane qu'il s’agira de dérouler tout au long de l’année scolaire. Le cours introductif est l’occasion de poser les premiers jalons, d’ouvrir la boite à outils.

 

Explication de texte

 

Il y a de nos jours des professeurs de philosophie, mais pas de philosophes. Encore est-il admirable de professer pourquoi il fut jadis admirable de vivre. Être philosophe ne consiste pas simplement à avoir de subtiles pensées, ni même à fonder une école, mais à chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes[i], une vie de simplicité, d’indépendance, de magnanimité[ii], et de confiance. Cela consiste à résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non pas en théorie seulement, mais en pratique.

H.D. Thoreau, Walden ou la vie dans les bois (1854)

 

 

Vous expliquerez ce texte. La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.


[i] Précepte : énoncé qui enseigne une règle de conduite.

 

[ii] La magnanimité désigne l’attitude de celui qui fait preuve de générosité et d’indulgence à l’égard de ceux qui ont commis des fautes.

 

La méthode de l’explication de texte

Pour réussir l'exercice, il faut bien comprendre quel en est l'objectif.

L'objectif de l'exercice est de mettre à jour la "vérité du texte", c'est-à-dire exposer objectivement la pensée d'un auteur concernant une question précise.

● Pour cela nous allons "déplier" le texte (en latin explicare) afin de mettre en lumière tout ce que l'auteur a implicitement pensé mais qu'il n'a pas explicitement exprimé.

 

● Deux écueils sont à éviter :

- Paraphraser le texte : il ne s'agit pas de répéter le texte ou d'avoir une lecture "superficielle" du texte, mais il faut approfondir le creuser, de le creuser, de le faire parler de la même façon qu'un enquêteur fait parler un indice pour trouver la vérité.

- Trahir de la pensée de l'auteur : bien que le texte me donne à penser (et tant mieux !), il ne s'agit pas ici d'exposer mes propres pensées sur le texte, mais d’exposer la pensée de l'auteur. Je réserve mes réflexions sur le texte pour la dernière étape de l’exercice :  la discussion de la thèse du texte.

A. La lecture méthodique d’un texte philosophique

 

Pour tout texte étudié je dois être en mesure de dégager :

● Le thème du texte

● Le problème soulevé par le texte auquel le texte répond.

● La thèse du texte (la réponse au problème posé) ; il est souvent utile de formuler la thèse opposée afin de retrouver plus facilement les termes du débat que mène l'auteur avec son ou ses contradicteurs.

● Le plan du texte (ou les étapes de l’argumentation)

 

La lecture méthodique dégage l’idée principale du texte et la structure argumentative du texte ; l’objectif est de se donner un cadre dans lequel se déploiera ensuite l’explication détaillée du texte.

Corrigé

 

  • Thème : la philosophie
  • Question : qu’est-ce qui définit la philosophie ?
  • Thèse : la philosophie est un art de vivre.

 

  • Plan du texte 

Le texte est très court. Il est donc difficile de dégager véritablement un "plan", cependant on peut relever la structure de l'argumentation construite autour d'une opposition clairement exprimée dans le texte par la répétition de la conjonction « mais » qui permet d'alterner les définitions négatives et les définitions positives de la philosophie ou du philosophe.  

 

  1. Le problème : L’ opposition du professeur de philosophie et du philosophe pose une question : Qu’est-ce que la philosophie ? (lignes 1 à 3)
  2. Définition du philosophe (lignes 3 à 7)
  3. Définition de la philosophie comme art de vivre (thèse) (lignes 7 à 9)

 

Ces éléments serviront à rédiger l’introduction de l’explication de texte, une fois que l’explication détaillée du texte sera suffisamment travaillée au brouillon.

B. L’explication détaillée du texte :

 

L’explication détaillée d’un texte philosophique est une explication linéaire qui procède pas à pas en suivant rigoureusement l’ordre d’exposition du texte. Il s’agit d’exposer à la lumière tout ce qui est implicite dans le texte. Tout ce que l’auteur aurait pu penser mais qu’il n’a pas écrit.

 

Corrigé

 

Phrase 1 : Il y a de nos jours des professeurs de philosophie mais pas de philosophes.

 

Dans cette première phrase qui semble de premier abord quelque peu provocatrice, Thoreau pose implicitement la question de savoir ce qu’est un philosophe, et plus généralement ce qu’est la philosophie ? En guise de réponse il nous propose dans un premier temps une définition négative du philosophe. En distinguant les professeurs de philosophie et les  philosophes, il trace   une limite [i] entre ce qu’est la philosophie et ce qu’elle n’est pas : être philosophe ce n’est pas être professeur de philosophie. Cette affirmation peut passer pour paradoxale à une époque (et aujourd'hui encore) où la philosophie se pratique principalement à l’université, et est incarnée par des professeurs de philosophie. Pour Thoreau être philosophe ce n'est pas être professeur de philosophie. Ce qui veut dire que pour comprendre ce qu'est la philosophie on ne peut s'appuyer sur l'étude de l’enseignement de la philosophie.  Autrement dit  la philosophie ne peut   être réduite[ii] à une activité académique ou universitaire, purement théorique, consistant soit dans l’enseignement, soit dans la recherche et la formulation de conceptions générales et systématiques[iii] du monde. Non, pour Thoreau la philosophie ce n’est pas ça.

 

 

Phrase 2 : Encore est-il admirable de professer pourquoi il fut jadis admirable de vivre.

 

Thoreau nuance et précise ensuite son propos. Bien sûr il ne s’agit pas de dévaloriser ou de mépriser le métier de professeur de philosophie qui est, écrit-il, un métier « admirable », méritant le respect et la considération de la société. Notre société a besoin de professeurs de philosophie. Il apporte cette précision car nous pourrions être tentés, par préjugés, d'établir une hiérarchie entre une activité noble, la philosophie, et un métier moins valorisé et valorisant, pas si différent finalement des autres activités salariées, celui de professeur de philosophie. Ce n'est pas de cela dont il est question ici.

 

Il s’agit avant tout de comprendre ce qu’est véritablement la philosophie. Thoreau nous donne une indication. Qu’enseigne le professeur de philosophie ? si ce n’est :« [le] pourquoi il fut jadis admirable de vivre ». Le professeur de philosophie enseigne des théories passées ("jadis") qui portent sur le sens de la vie, sur ce qui fait la valeur de la vie et qui érigent la vie humaine en art de vivre. La philosophie répond au "pourquoi" de la vie. Comment vivre ? Pourquoi devons-nous choisir de vivre ? Qu'est-ce qui rend la vie désirable[iv] ? Qu'est-ce ce qui nous fait regarder en direction de la vie (ad-mirare). La philosophie serait ainsi, pour reprendre une image culinaire, ce qui donne de la saveur à la vie : le sel de la vie.

 

 

Phrase 3 - Être philosophe ne consiste pas simplement à avoir de subtiles pensées, ni même à fonder une école, mais à chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes, une vie de simplicité, d’indépendance, de magnanimité, et de confiance.

Méthode : lorsqu’on a une phrase un peu longue à expliquer, il peut être utile d’en saisir dans un premier temps synthétiquement l’idée principale avant de dérouler une analyse détaillée du texte – Ceci afin de garder une vision d’ensemble de la phrase.

Méthode : La connaissance de la pensée de Thoreau est utile pour approfondir son propos, même si les consignes officielles qui encadrent l’exercice n’exigent pas « La connaissance de la doctrine de l’auteur[v] .

 

En quoi consiste précisément cette valeur de la vie ? Philosopher, nous dit-il, cela ne consiste pas à avoir de « subtiles pensées ». Que veut-il dire par là ?

 

Contrairement à ce que l'opinion commune pourrait imaginer, l'activité philosophique n'est pas une activité purement spéculative ("subtiles pensées") que le philosophe mènerait enfermé dans son bureau ou sa tour d'ivoire, déconnecté des préoccupations du quotidien. Bien au contraire.

Reprenant l’enseignement de son maître Ralph Waldo Emerson[vi], Thoreau défend l’idée que la pensée n’est pas coupée de la vie ordinaire. Penser ce n’est pas produire des idées raffinées, cultivées, que l’on placerait bien au-dessus des préoccupations grossières de la vie ordinaire. Au contraire, la philosophie comme travail de la pensée, s’enracine justement dans la vie quotidienne et s'en nourrit. « La vie est notre dictionnaire. » [vii] écrivait Emerson. Pour Thoreau écrire a donc la même valeur que produire pour subvenir à ses besoins, que travailler de ses mains. C’est même parce qu’il est capable de travailler de ses mains que l’homme pourra ensuite bien écrire. « Ma tête, écrit-il c’est mes mains et mes pieds, je sens le meilleur de mes facultés s’y concentrer ». (Walden, chap. II) Lorsque Thoreau s’installe à Walden, il n’écrit rien la première année occupant son temps à s'appliquer à vivre, à travailler pour subvenir à ses besoins.


Cette conception matérialiste de la philosophie s’oppose à la conception idéaliste héritée de la tradition platonicienne. Pour Platon, et plus largement pour la pensée philosophique de son époque, tout ce qui relève des activités productives destinées à la satisfaction des besoins, ainsi que le travail manuel, était dévalorisé et considéré par conséquent comme dévalorisant pour celui qui s’y employait. On retrouve d'ailleurs cette hiérarchisation dans le réflexe spontané qui nous porte, encore aujourd’hui, à hiérarchiser les activités humaines selon une échelle de valeur allant des tâches manuelles considérées comme les moins nobles aux activités intellectuelles considérées comme ayant une plus grande valeur sur le plan social.   Il en résulte que la philosophie définie avant tout comme connaissance philosophique (théoria) doit se construire  dans une élévation de l’esprit au-delà du monde ordinaire – un monde  gouverné par les passions, par les intérêts de la partie corporelle (et donc avilissante) de notre être ;  D'autre part, que  la philosophie n’est  accessible qu'à une aristocratie[ix], une toute petite élite[x] dont on considérait qu'elle possède les qualités supérieures prédisposant à l'exercice de la philosophie.  Pour Thoreau, au contraire il y a une réelle une valorisation du travail et plus particulièrement du travail de la terre qui constitue une authentique source d’inspiration.

 

Cela explique que la philosophie ne saurait être réservée à une classe de privilégiés mais elle est l’affaire de tous, et surtout de ceux qui doivent travailler pour vivre. Car il ne s'agit pas non plus de "fonder une école" - on pense ici à l’Académie[viii] de Platon - c'est-à-dire à cette institution où des doctrines sont transmises par l'enseignement à des disciples ou des étudiants qui ont ensuite la charge d'en perpétuer la tradition

 

Non la philosophie ce n’est pas ça. Philosopher c’est « chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes, une vie de simplicité, d’indépendance, de magnanimité, et de confiance. » Nous passons maintenant à une définition positive de la philosophie qui reprend celle donnée par Platon dans Le Banquet : la philosophie c’est d'abord l’amour (au sens d’Eros, le désir) ou la recherche de la sagesse. Si l'amour est Eros, cette sagesse n'est pas donnée mais elle consiste avant tout dans un effort vers la sagesse, effort qui peut rencontrer des obstacles et des difficultés. Cette sagesse est avant tout pratique, éthique et politique, elle est tournée vers l’action puisqu’il s’agit avant tout de vivre ("mener une vie conforme à ses préceptes").

 

Thoreau, même s'il refuse la conception élitiste et idéaliste de la philosophie, ne rejette pas la tradition, bien au contraire il se la réapproprie, il la rend vivante en la faisant sienne.

 

Quelles sont ces règles, qui doivent conduire ma vie pour m'amener à la sagesse c'est-à-dire au bien ou à l'action juste ? 

 

La première est de vivre selon ses préceptes, c'est-dire d'être cohérent avec soi-même, de mettre en accord ses pensées et ses actions que ce soit sur le plan moral ou sur le plan politique. Lorsque Thoreau démissionne de son poste d'instituteur c'est parce qu'il refuse d'appliquer des châtiments corporels à ses jeunes élèves. Il prendra ensuite la décision de ne pas avoir une activité salariée régulière pour ne pas aliéner sa liberté et ne pas être contraint d'agir contrairement à ses idéaux. il s'agit donc pour lui d'être honnête avec lui-même. Lorsqu'il se retire à Walden ou qu'il refuse de payer l'impôt c'est parce qu'il refuse de participer à cette société esclavagiste qu'il considère comme n'étant pas la sienne.

 

Sa deuxième règle de vie est la recherche de la simplicité. L’homme sage doit se défaire du superflu que lui impose la société (qu'il qualifie déjà de société consumériste) pour ne conserver que l'essentiel.  Il s'agit pour lui de retrouver ce qui constitue le véritable fond de nos existences, cette wilderness, cette nature sauvage et indomptée qui a été dénaturée, domestiquée par la vie civilisée. La recherche de la simplicité est en fait une quête de soi, une recherche de notre vérité. L’homme sage est celui qui a un rapport authentique à soi. Il n’est pas dans l’inauthenticité ou les impostures que nous impose la société. Y accéder c'est nous donner les moyens de vivre enfin intensément nos existences, d'accéder à ce qui fait la valeur de la vie. Il écrira dans Walden " Je désirai vivre à fond, sucer toute la moelle de l'existence" (chap. II). Pour Thoreau il s'agit avant tout de ne pas passer à côté de sa vie.  Il en donne l’exemple lorsqu’il décide pendant deux ans et deux mois, de mener l'expérience d'un retrait de la société et de s’installer au bord de l’étang de Walden dans une cabane qu’il a construite de ses mains pour ne vivre que des produits de son travail. En aucun cas cette vie qu’il choisit est vécue comme une vie austère faite de privations et de renoncement. Bien au contraire car il s’agit enfin de jouir et de dire oui à la vie.

 

La troisième règle est la « magnanimité ». L’homme sage n'est pas asocial, il fait preuve de générosité et de bienveillance à l’égard d’autrui. Si le philosophe doit être exigeant vis-à-vis de lui-même, il sait faire preuve de compréhension vis-à-vis d'autrui.

 

La quatrième règle est la confiance.  Thoreau reprend ici le concept de confiance en soi développé par Emerson. La confiance en soi est la capacité que possède tout homme de juger par lui-même de ce qui est bien. Par conséquent aucune autorité, aucune loi, aucun « usage » ne peut me dire ce qui est bien et me prescrire comment je dois diriger ma vie. Est philosophe tout homme libre qui ose penser par lui-même. Alors que précédemment dans la recherche de la simplicité, le mot liberté était synonyme d’indépendance, il devient maintenant synonyme d’autonomie de la volonté. Décidant par lui-même pour lui-même, l'homme sage est le seul maître de sa volonté. Attention cependant à ne pas voir dans ce principe un égocentrisme, l'horizon d'action de l'homme sage reste la communauté à laquelle il appartient, ce qui suppose la prise en considération d'autrui et implique un engagement politique. Ce qui fait ce qu'il veut ne fait donc pas n'importe quoi.  Ce principe de confiance en soi sera le fondement de la désobéissance civile prônée par Thoreau en réponse à l'injustice de la loi.

 

 

Phrase 4 : Cela consiste à résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non pas en théorie seulement, mais en pratique.

 

Ainsi tournée vers l’action (praxis), la philosophie « consiste à résoudre quelques-uns des problèmes de la vie ». Quels sont exactement ces « quelques problèmes de la vie » propres à la philosophie qui ne peuvent être résolus ni par les sciences, ni par les techniques ? L’adjectif « quelque » pourrait nous amener à penser que ces problèmes sont secondaires, peu sérieux, sans importance, ou superflus. Thoreau répond dans les pages suivantes de son ouvrage : il s’agit pour lui de « mettre en déroute » tout ce qui n’est pas la vie, de n’en garder que l’essentiel, « afin de voir ce que la vie avait à m’enseigner pour ne pas découvrir à l’heure de ma mort que je n’avais pas vécu. (…) Ce qu’il me fallait c’était vivre … »[xi] Rien de moins ! La tâche de la philosophie est donc de la plus haute importance, et elle concerne tout homme. En luttant contre l'absurdité générée par la société et en donnant du sens à notre existence, la philosophie nous donne les moyens de nous approprier nos vies pour vivre une vie qui vaille enfin la peine d’être vécue. La vie heureuse, tel est   en définitive l’objet de toute bonne philosophie.

 

 

 

En conclusion la philosophie est une tâche essentiellement pratique. Elle ne se réduit pas à la construction ou à la transmission d'un savoir purement théorique déconnecté des exigences de la vie, mais elle met le savoir, la vérité au service de la vie. Cherchant la réalisation le bonheur, la philosophie est en un sens profondément « utile ». Elle n'est pas réservée à une élite mais elle est l'affaire de tous.

 

 

[i] Définir vient du latin définire qui signifie délimiter, circonscrire. L’opposition construire ici par Thoreau participe du travail de définition de la philosophie.

 

[ii] Elle n’est pas que cela, l’activité académique n’est qu’un aspect de la pratique philosophique.

[iii] Sous forme de systèmes

 

[iv] La préposition latine ad- indique un mouvement vers : ce qui fait que l’on regarde en direction de, vers la vie.

 

[v] La consigne officielle qui accompagne le texte à expliquer est : « Vous expliquerez le texte. La connaissance de la doctrine de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question. »

[vi] Ralph Waldo Emerson (1803- 1882)

 

[vii] R. W. Emerson, L’intellectuel américain, Conférence du 31 août 1837

 

[viii] L’Académie est l’école philosophique fondée par Platon à Athènes en 387 avant J-C. Elle est construite sur le modèle des communautés pythagoriciennes et aurait eu pour devise « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ».

[ix] Aristos, en grec désigne le meilleur, l’excellent

[x] Pour l’instant nous n’en sommes qu’à l’introduction, je ne développerai pas davantage ce point. Il sera développé dans la suite du cours (Théorie platonicienne des Idées).

[xi] Walden, chap. II « Ce pour quoi j’ai vécu ».

 

 

Rédigé par A. Louangvannasy

Publié dans #Explication de texte, #philosophie

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Carlos 30/03/2020 19:25

Il y a de cela 2 ans j'étais un homme malheureux et malchanceux. J'avais divorcé avec ma femme il y a long temps pourtant je l'aimais. Et j'ai parlé de ça sur internet pour avoir des conseils. Parmi tous les conseils que j'ai reçu une femme qui m'a conseillé de contacter un homme honnete suivit de son mail pour lui expliquer mon cas. Au début je n'avais pas confiance parce que j'ai déjà contacter beaucoup qui m'ont pas satisfait et quand je l'ai contacté, je lui ai expliqué toute la situation de ma femme et moi. Vous savez quoi?

Cet homme m'a dit qu'il va me faire quelque chose pour que ma femme revienne. Et j'ai passé à quelques rituels.

Et bizarrement dans les sept jours à suivre ma femme est revenu en me suppliant de remarier avec elle, c'est un miracle pour moi en plus de ça j'avais des soucis au travail avec mon directeur tout ces problèmes sont finis et je suis en paix au travail et dans mon foyer. C'est le premier miracle que j'ai vu dans ma vie.

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je me permets de vous laisser son contacte : voici son numéro de WhatsApp et appelle
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Benoit Carrot 06/09/2018 11:08

Magnifique texte. merci d'avoir partagé votre travail.

Pr S. Feye 05/09/2018 14:47

Bonjour,
Peut-être ceci pourrait-il vous intéresser...

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Cordialement