Cours 2017-2018 : Introduction - la philosophie comme art de vivre

Publié le 30 Septembre 2017

photographie Hakam Simsek -

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   Quiconque s’engage un jour en philosophie est amené à se poser la question du pourquoi de la philosophie, ne serait-ce que pour répondre aux nombreuses objections venant de ses détracteurs. On lui reproche par exemple son jargon et son obscurité qui ne la rendent accessible qu’à une élite composée d’initiés, son dogmatisme, son manque d’utilité par rapport aux sciences et aux techniques, son divorce avec la réalité.

Dans le cours de cette année il s’agira de répondre à l’ensemble de ses objections : la philosophie est accessible à tous ; elle est l’exercice d’une pensée réflexive et critique qui n’est jamais fermée sur elle-même ; elle possède la valeur et l’utilité la plus haute pour l’homme puisqu’elle se donne pour finalité la réalisation de la vie heureuse ; pour cela elle s’enracine dans et s’alimente de, notre expérience du réel.

 

Le cours de philosophie est comme un écheveau dont il s’agit de dérouler le fil tout au long de l’année scolaire. Le cours introductif sera l’occasion de poser les premiers jalons - d’ouvrir la boite à outils.

Découverte de la méthode de l'explication d'un texte philosophique

L'objectif de ce premier exercice est de permettre aux élèves de s'engager le plus rapidement possible dans la pratique de l'explication de texte. Dans la mesure où ceux-ci ont en début d'année peu de culture philosophique, nous nous limitons à l'explication de texte proprement dite et laissons pour l'instant de côté la partie de l'exercice dans laquelle l'élève est invité à discuter la thèse de l'auteur.

 

TEXTE

     Il y a de nos jours des professeurs de philosophie, mais pas de philosophes. Encore est-il admirable de professer pourquoi il fut jadis admirable de vivre. Être philosophe ne consiste pas simplement à avoir de subtiles pensées, ni même à fonder une école, mais à chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes[i], une vie de simplicité, d’indépendance, de magnanimité[ii], et de confiance. Cela consiste à résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non pas en théorie seulement, mais en pratique.

Waden, ou la vie dans les bois, H.D. Thoreau (1854)

 

 

Vous expliquerez ce texte. La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question


[i] Précepte : énoncé qui enseigne une règle de conduite.

 

[ii] La magnanimité désigne l’attitude de celui qui fait preuve de générosité et d’indulgence à l’égard de ceux qui ont commis des fautes.

 

Pour réussir l'exercice, il faut bien comprendre quel en est l'objectif.

L'objectif de l'exercice est de mettre à jour la "vérité du texte". Il s'agit donc d'exposer objectivement la pensée d'un auteur en ce qui concerne une question précise.

Pour cela nous allons "déplier" le texte (en latin explicare) afin de mettre en lumière tout ce que l'auteur a implicitement pensé mais qu'il n'a pas explicitement exprimé.

Deux écueils sont à éviter :

- La paraphrase du texte : il ne s'agit pas de répéter le texte ou d'avoir une lecture "superficielle" du texte, mais il faut  approfondir le creuser, de le creuser, de le faire parler de la même façon qu'un enquêteur fait  parler un indice pour trouver la vérité.

- La trahison de la pensée de l'auteur : bien que le texte me donne à penser (et tant mieux !) car il fait  écho en moi, il ne s'agit pas ici d'exposer MES PENSEES sur le texte, mais bien LA PENSEE DE L' AUTEUR.

 

A. La lecture méthodique d’un texte philosophique

 

Pour tout texte étudié je dois être en mesure de dégager :

● Le thème du texte

● Le problème soulevé par le texte auquel le texte répond.

● La thèse du texte (la réponse au problème posé)

● Le plan du texte (ou les étapes de l’argumentation)

 

La lecture méthodique dégage l’idée principale du texte et la structure argumentative du texte ; l’objectif est de se donner un cadre dans lequel se déploiera ensuite l’explication détaillée du texte.

Corrigé

 

 

  • Thème : la philosophie
  • Question : qu’est-ce qui définit la philosophie ?
  • Thèse : la philosophie est un art de vivre.
  •  
  • Plan du texte 
    Dans cet exercice le texte est très court  il est donc difficile de dégager véritablement un "plan", cependant on peut relever la structure de l'argumentation construite autour d'une opposition clairement exprimée dans le texte par la répétition de la conjonction  "mais" qui permet d'alterner les définitions négatives et les définitions positives de la philosophie ou du philosophe.  
  •  
  1. Opposition  du professeur de philosophie et du philosophe. (lignes 1 à 3)
  2. Définition du philosophe (lignes 3 à 7)
  3. Définition de la philosophie (thèse)  (lignes 7 à 9)

 

 

 

 

B. L’explication détaillée du texte :

 L’explication détaillée d’un texte philosophique est une explication linéaire qui procède pas à pas en suivant rigoureusement l’ordre d’exposition du texte. Il s’agit d’exposer à la lumière tout ce qui est implicite dans le texte. Tout ce que l’auteur aurait pu penser mais qu’il n’a pas écrit.

 

 

Corrigé

 

Phrase 1 : Il y a de nos jours des professeurs de philosophie mais pas de philosophes.

 

Dans cette première phrase Thoreau pose implicitement la question de savoir ce qu’est-ce qu’un philosophe,  et plus généralement ce qu’est la philosophie ?

 

Pour répondre il nous propose dans un premier temps  une définition négative de ce qu'est le philosophe. Il  pose  une  limite [i] entre ce qu’est la philosophie et ce qu’elle n’est pas : être philosophe ce n’est pas être professeur de philosophie. Cette phrase peut passer pour provocatrice à une époque (et aujourd'hui encore) où la philosophie  se pratique principalement à l'université,  et  est donc incarnée par des professeurs de philosophie.

Pour Thoreau  la philosophie ne peut  pas être réduite[ii] à une activité académique et universitaire, purement théorique, activité consistant soit dans l’enseignement, soit dans la recherche et  la formulation de conceptions générales et systématiques[iii] du monde. Non, pour Thoreau la philosophie ce n’est pas ça.

 

 

Phrase 2 : Encore est-il admirable de professer pourquoi il fut jadis admirable de vivre.

 

Thoreau nuance et précise ensuite son propos. Bien sûr il ne s’agit pas de dévaloriser le métier de professeur de philosophie qui est, écrit-il,  un métier « admirable », méritant le respect et la considération de la société. Il apporte cette précision car on pourrait être tenté d'établir une hiérarchie entre une activité noble, la philosophie et un métier,  pas si différent finalement des autres activités salariées, celui de professeur de philosophie. Ce n'est pas de cela dont il est question ici.

 

Il s’agit avant tout de comprendre véritablement ce qu’est la philosophie. Thoreau nous donne  une indication. Qu’enseigne le professeur de philosophie ? si ce n’est :« [le] pourquoi il fut jadis admirable de vivre ». Le professeur de philosophie enseigne la philosophie qui est identifiée dans ce texte,  à ce qui fait la valeur de la vie. La philosophie répond au "pourquoi". Pourquoi devons-nous choisir de vivre ? Qu'est-ce qui rend  la vie désirable[iv] ? Qu'est-ce ce qui nous fait regarder en direction de  la vie (ad-mirare). La philosophie serait ainsi, pour reprendre une image culinaire, ce qui donne de la saveur à la vie : le sel de la vie.

 

 

Phrase 3 - Être philosophe ne consiste pas simplement à avoir de subtiles pensées, ni même à fonder une école, mais à chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes, une vie de simplicité, d’indépendance, de magnanimité, et de confiance.

 

 

Méthode : lorsqu’on a une phrase un peu longue à expliquer, il peut être utile d’en saisir dans un premier temps synthétiquement l’idée principale avant de dérouler une analyse détaillée du texte – Ceci afin de garder une vision d’ensemble de la phrase.

 

 

 

Méthode : La connaissance de la pensée de Thoreau est utile pour approfondir son propos, même si les consignes officielles qui encadrent l’exercice n’exigent pas « La connaissance de la doctrine de l’auteur[v] .

 

 

En quoi consiste précisément cette valeur de la vie ? Philosopher, nous dit-il , cela ne consiste donc pas à avoir de « subtiles pensées ». Que veut-il dire par là ?

 

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, l'activité philosophique n'est pas une activité purement spéculative ("subtiles pensées") que le philosophe mènerait enfermé dans son bureau ou sa tour d'ivoire, déconnecté des préoccupations du quotidien. Bien au contraire.

Reprenant l’enseignement de son maître Ralph Waldo Emerson[vi], Thoreau défend l’idée que la pensée n’est pas coupée de la vie ordinaire. Penser ce n’est pas produire des idées raffinées, cultivées, que l’on placerait bien au-dessus des préoccupations grossières de la vie ordinaire. Au contraire, la philosophie comme travail de la pensée, s’enracine justement dans la vie quotidienne et s'en nourrit. « La vie est notre dictionnaire. » [vii] écrivait Emerson. Pour Thoreau écrire à la même valeur que produire pour subvenir à ses besoins, que  travailler de ses mains. C’est même parce qu’il est capable de travailler de ses mains que l’homme pourra ensuite bien écrire.


Cette conception  de la philosophie  s’oppose à la conception idéaliste  héritée de la tradition platonicienne.

Pour Platon, et plus largement pour la pensée philosophique de son époque, tout ce qui relève des activités productives destinées à la satisfaction des besoins, ainsi que le travail manuel, était dévalorisé et considéré par conséquent comme dévalorisant pour celui qui s’y employait. On retrouve d'ailleurs cette hiérarchisation dans le réflexe spontané qui nous porte encore aujourd'hui  à hiérarchiser les activités humaines selon une échelle de valeur allant des tâches manuelles considérées comme les moins nobles aux activités intellectuelles considérées comme ayant une plus grande valeur sur le plan social.   :

La connaissance philosophique se construirait ainsi  dans une élévation de l’esprit au-delà du monde ordinaire – un monde d'apparences et de faux -semblant,  gouverné par les passions, par les intérêts de la partie corporelle et avilissante de notre être.

D'autre part, la philosophie n’était accessible et partagée que par une aristocratie[ix], une toute petite élite[x] dont on considérait qu'elle possédait des qualités supérieures prédisposant à l'exercice de la philosophie. 

 

Il ne s'agit pas non plus de "fonder une école" - on pense là aussi à l’Académie[viii] de Platon - c'est-à-dire de construire un corps de doctrines que l'on transmettrait ensuite par l'enseignement à des disciples ou des étudiants qui auraient ensuite en charge d'en perpétuer la tradition. 

 

Non la philosophie ce n’est pas ça. Philosopher c’est « chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes, une vie de simplicité, d’indépendance, de magnanimité, et de confiance. » Nous avons maintenant une définition positive de la philosophie qui reprend la définition donnée par Platon dans Le Banquet : la philosophie c’est d'abord l’amour  (au sens d’Eros, le désir) ou la recherche de la sagesse. Cette sagesse n'est pas donnée elle consiste dans un effort vers la sagesse, effort qui peut rencontrer des obstacles et des difficultés.Cette sagesse  est avant tout pratique, éthique et politique, elle  est  tournée vers l’action puisqu’il s’agit avant tout de vivre ("mener une vie conforme à ses préceptes").

 

Thoreau, même s'il refuse la conception élitiste et  idéaliste de la philosophie,  ne rejette pas la tradition, bien au contraire puisque la définition de la philosophie comme art de vivre qu'il revendique  est une définition qui nous vient tout droit de l’Antiquité grecque. Thoreau se réapproprie cette tradition, il la rend vivante en  la faisant sienne.

 

Quelles sont ces règles, qui doivent conduire ma vie pour m'amener à la sagesse c'est-à-dire au bien ou à l'action juste ? 

 

La première est de vivre selon ses préceptes, c'est-dire d'être cohérent avec soi-même, de mettre en accord ses pensées et ses actions que ce soit sur le plan moral ou sur le plan politique. Lorsque Thoreau démissionne de son poste d'instituteur c'est parce qu'il refuse d'appliquer des châtiments corporels à ses jeunes élèves. Il prendra ensuite la décision de ne pas avoir une activité salariée régulière pour ne pas aliéner sa liberté et ne pas être contraint d'agir contrairement à ses idéaux. il s'agit donc pour lui d'être honnête avec lui-même. Lorsqu'il se retire à Walden ou qu'il refuse de payer l'impôt c'est parce qu'il refuse de participer à cette société esclavagiste qu'il considère comme n'étant pas la sienne.

 

Sa deuxième règle de vie est  la recherche de la simplicité. L’homme sage doit se défaire du superflu que lui impose la société (qu'il qualifie déjà de société consumériste) pour ne conserver que l'essentiel.  Il s'agit pour lui de retrouver ce qui constitue le véritable fond de nos existences, cette wilderness, cette nature sauvage et indomptée qui a été dénaturée, domestiquée par la vie civilisée. La recherche de la simplicité est en fait une quête de soi, une recherche de notre vérité. Y accéder c'est nous donner les moyens de vivre enfin intensément nos existences, d'accéder à ce qui fait la valeur de la vie. Il écrira dans Walden " Je désirai vivre à fond, sucer toute la moelle de l'existence" (chap. II). Pour Thoreau il s'agit avant tout de ne pas passer à côté de sa vie.  Il en donne l’exemple lorsqu’il décide pendant deux ans et deux mois, de mener l'expérience d'un retrait de la société et de s’installer au bord de l’étang de Walden dans une cabane qu’il a construite de ses mains pour ne vivre que des produits de son travail.

 

La troisième  règle est la « magnanimité ». L’homme sage fera preuve de générosité et de bienveillance à l’égard d’autrui. Si le philosophe doit être exigeant vis-à-vis de lui-même, il sait faire preuve de compréhension vis-à-vis d'autrui.

 

La quatrième règle est la confiance.  Thoreau reprend ici le concept de confiance en soi développé par Emerson. La confiance en soi est la capacité que possède tout homme de juger par lui-même de ce qui est bien. Par conséquent aucune autorité, aucune loi, aucun « usage » ne peut me dire ce qui est bien et me prescrire comment je dois diriger ma vie. Est  philosophe tout homme libre qui ose penser par lui-même. Alors que précédemment dans la recherche de la simplicité, le mot liberté était synonyme d’indépendance, il devient maintenant synonyme d’autonomie de la volonté. Décidant  par lui-même pour lui-même, l'homme sage est le seul maître de sa volonté. Attention cependant à ne pas voir dans ce principe un égocentrisme, l'horizon d'action de l'homme sage reste la communauté à laquelle il appartient, ce qui suppose la prise en considération d'autrui. Ce qui fait ce qu'il veut ne fait donc pas n'importe quoi.  Ce principe de confiance en soi sera le fondement de la désobéissance civile prônée par Thoreau en réponse à l'injustice de la loi.

 

 

Phrase 4 : Cela consiste à résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non pas en théorie seulement, mais en pratique.

 

Ainsi tournée vers l’action (praxis), la philosophie « consiste à résoudre quelques-uns des problèmes de la vie ». Quels sont exactement ces « quelques problèmes de la vie » propres à la philosophie qui ne peuvent être résolus ni par les sciences, ni par les techniques ? L’adjectif « quelque » pourrait nous amener à penser que ces problèmes sont secondaires, peu sérieux, sans importance, ou superflus. Thoreau répond dans les pages suivantes de son ouvrage : il s’agit pour lui de « mettre en déroute » tout ce qui n’est pas la vie, de n’en garder que l’essentiel, « afin de voir ce que la vie avait à m’enseigner pour ne pas découvrir à l’heure de ma mort que je n’avais pas vécu. (…) Ce qu’il me fallait c’était vivre … »[xi] Rien de moins ! la tâche de la philosophie est donc de la plus haute importance, elle concerne tout homme. En luttant contre l'absurdité générée par  la société et en donnant du sens à notre existence, la philosophie  nous donne les moyens de nous approprier nos vie pour vivre  vivre une vie qui vaille la peine d’être vécue. La vie heureuse, tel devrait être  en définitive l’objet de toute philosophie.

 

 

En conclusion la philosophie est une tâche essentiellement pratique. Elle ne se réduit pas à la construction ou à la transmission d'un savoir purement théorique déconnecté des exigences de la vie, mais elle met le savoir, la vérité au service de la vie. Cherchant la réalisation le bonheur,  la  philosophie est en un sens profondément « utile »; elle n'est pas réservée à une élite mais elle est l'affaire de tous.

 

 

 

 

[i] Définir vient du latin définire qui signifie délimiter, circonscrire. L’opposition construire ici par Thoreau participe du travail de définition de la philosophie.

 

[ii] Elle n’est pas que cela, l’activité académique n’est qu’un aspect de la pratique philosophique.

[iii] Sous forme de systèmes

 

[iv] La préposition latine ad- indique un mouvement vers : ce qui fait que l’on regarde en direction de, vers la vie.

 

[v] La consigne officielle qui accompagne le texte à expliquer est : « Vous expliquerez le texte. La connaissance de la doctrine de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question. »

[vi] Ralph Waldo Emerson (1803- 1882)

 

[vii] R. W. Emerson, L’intellectuel américain, Conférence du 31 août 1837

 

[viii] L’Académie est l’école philosophique fondée par Platon à Athènes en 387 avant J-C. Elle est construite sur le modèle des communautés pythagoriciennes et aurait eu pour devise « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ».

[ix] Aristos, en grec désigne le meilleur, l’excellent

[x] Pour l’instant nous n’en sommes qu’à l’introduction, je ne développerai pas davantage ce point. Il sera développé dans la suite du cours (Théorie platonicienne des Idées).

[xi] Walden, chap. II « Ce pour quoi j’ai vécu ».

Rédigé par A.Louangvannasy

Publié dans #philosophie,, #Walden, #Explication de texte, #Thoreau

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Commenter cet article

marc 14/10/2017 11:28

tout le monde s'impose pour atteindre la même chose. problème de "un" est devenu problème de tous. tout s'apprend pour être acquis de nous même, la philosophie choisit elle-même ses propres philosophes. la vérité est déjà trouvée car nous la sommes.

isabelle 01/10/2017 00:38

A bon entendeur, ou plutôt lecteur!
Merci.